Compostelle en solo : suivez le guide

Randonner en solo, sur le chemin de Compostelle - TVattard

Faites le test… Parlez de Compostelle autour de vous : nombreux sont ceux qui rêveraient de prendre le chemin, mais peu osent finalement sauter le pas. L’une des raisons les plus évoquées ? Personne ne peut m’accompagner, et je n’ose pas partir seul.e… Pourtant, le chemin de Compostelle est idéal pour s’essayer à la randonnée en solo. Mélina, accompagnatrice Via Compostela, nous livre tous ses conseils pour se lancer dans cette belle aventure.

Via Compostela : Beaucoup rêvent de « faire Compostelle », mais n’osent pas se lancer seul.e… Pourquoi ?

Mélina : Je dirais même qu’oser partir seul.e fait rêver beaucoup de monde : c’est un acte qui, dans l’inconscient collectif, est considéré comme courageux, car il ouvre la porte à de nombreuses peurs. Se retrouver face à soi-même, s’ennuyer, faire de mauvaises rencontres, ne pas savoir s’orienter…

Habitué.e.s à vivre en ville, en famille, en société, la présence des autres nous rassure. Mais elle peut parfois être néfaste et induire stress, envie, dévalorisation. L’idée de ne pouvoir compter que sur soi peut-être angoissante, mais la marche, l’orientation, sont depuis toujours profondément ancrées chez l’être humain. Se donner la possibilité de retrouver cet instinct sans se reposer sur l’autre est un bon moyen de prendre de l’assurance.

Pourquoi randonner seul.e ?

À titre personnel, j’apprécie énormément de marcher seule, à mon rythme : cela me permet d’admirer et de profiter pleinement de ce qui m’entoure, de m’immerger dans l’environnement paisible des chemins, de vivre chaque instant sans contrainte de temps, ni obligation envers les autres. Marcher seul.e, c’est s’offrir un temps pour soi, loin du rythme trépidant de la vie quotidienne, pour revenir à l’essentiel, à la tranquillité et la sérénité intérieure.

On se retrouve avec soi-même, ce qui, avouons-le, arrive rarement dans notre quotidien. On peut alors se couper véritablement de toutes nos préoccupations, pour enfin se reconnecter à l’essentiel, la nature : admirer des fleurs, fermer les yeux pour se délecter des rayons du soleil sur son visage, sentir le vent caresser ses bras, apprécier les contrastes de lumière sur l’horizon comme un tableau grandeur nature… Marcher seul.e est un réel retour à soi, une intimité retrouvée avec la nature et les éléments.

Quels en sont les bienfaits ?

D’une manière générale, les bienfaits de la marche sont ressentis dès la première journée : nous sommes faits pour être dehors, respirer l’air extérieur permet de s’oxygéner en profondeur. Éveiller son organisme avec une activité douce comme la marche permet de stimuler le flux sanguin, de chasser les toxines et les mauvaises pensées, de s’offrir un élan positif. Marcher seul.e, c’est aller de l’avant tout en remettant son corps en route, sans le brutaliser. Une véritable bouffée d’oxygène, et une déconnexion pour profiter de l’instant présent.

Est-ce risqué ?

Le Chemin présente peu de dénivelés (sauf quelques exceptions) et de difficultés techniques et, surtout, il est extrêmement bien balisé : il est difficile de se perdre. La solitude prolongée sur le chemin de Compostelle n’existe pas : vous passerez dans de nombreux villages et ferez de multiples rencontres avec d’autres marcheurs dans la même dynamique.

Le Chemin est fréquenté par un public bienveillant, les pèlerins prennent soin les uns des autres, s’entraident, se conseillent. Si vous avez une question, un problème, vous trouverez forcément quelqu’un pour vous aider ! Les femmes ont souvent peur de l’insécurité, mais il y a autant de femmes que d’hommes qui partent seul.e.s sur le Chemin. Compostelle est la destination idéale pour une première randonnée en solo, et peut-être même une chance pour profiter pleinement de l’expérience.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Le chemin de Saint-Jacques ne présente aucun risque particulier, pour peu, bien sûr, qu’on suive les règles élémentaires de sécurité en randonnée : être correctement équipé.e.s, se renseigner sur la météo, emmener assez d’eau et de nourriture…Il faut également toujours prévoir dans son sac des couches de vêtements supplémentaires contre le froid et le mauvais temps, car la météo peut changer très vite. Enfin, il est indispensable de prévenir et d’informer un proche du parcours réalisé, ainsi que de donner des nouvelles dans sa progression.

Tes conseils ?

Pour ceux qui ne se sentent pas à l’aise avec l’organisation d’un tel périple, passer par les agences spécialisées comme Via Compostela est une bonne option pour se lancer seul.e tout en bénéficiant d’un vrai support logistique en amont et d’une assistance sur place en cas de besoin.

Pour les urgences, ayez toujours avec vous un téléphone portable chargé, mais n’oubliez pas de profiter de cet instant pour soi qu’est la marche en solo. Obligez-vous à le mettre en mode avion. Enfin, bien rester sur les chemins balisés peut vous éviter des journées à rallonge.

Et un dernier petit conseil personnel : arrêtez-vous, et offrez-vous des instants de pause privilégiés pour ressentir la nature et les éléments. Vous verrez, le temps s’arrête…

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