Mercredi 18 avril : de Carennac à Cahors

Rocamadour en vue, puis entrée dans le PNR du Quercy

Parlez-nous de cette ultime étape de la Via Arverna qui prend fin à Cahors ?

Ce matin, nous sommes partis de Carennac (un des plus beaux villages de France) entre deux averses et nous avons longé la Dordogne pendant une quinzaine de kilomètres. Ensuite, nous sommes monté sur le Causse de Gramat, un endroit aride, mais aujourd'hui balayé par les averses de printemps. Nous avons trouvé une superbe halle pour nous abriter à Montvalent, puis sommes repartis au gré d'une accalmie en direction de Rocamadour, sur les flancs des Gorges de l'Alzou. Ensuite, remontée sur le causse, passage à Labastide-Murat (village natal de Joachim Murat), située au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy. Enfin descente vallonnée sur Cahors, où nous dormons au gîte le Relais des Jacobins, tenu par Serge, un puits de science sur les chemins de Saint Jacques.

La cité perchée de Rocamadour tient-elle ses promesses ?

Oui, la situation de la ville est impressionnante, de quelque côté qu'on la regarde, et notamment par le hameau de l'Hospitalet, où d'un coup, l'horizontalité du plateau est interrompue par la verticalité des Gorges de l'Alzou, et l'austérité du causse cède la place à la richesse architecturale de la ville. Tout ceci est effectivement propice à un certain recueillement et questionnement, malgré la vie commerçante très développée du bourg.

Petite pause à Montvalent pour se protéger de la pluie

Si vous deviez décrire en un mot votre journée ?

Spiritualité

Quel entraînement vous étiez-vous imposé pour réaliser ce défi ?

Beaucoup de ski de fond tant qu'il y a eu de la neige en Auvergne, puis du VTT, notamment comme moyen de transport exclusif de Lionel (qui n'a pas de voiture) et fréquent de Didier. Globalement, nous étions en très bonne condition physique, mais clairement sous-entrainés pour un tel effort dans la durée. On commence donc à souffrir au niveau des tendons et des muscles, mais on fera tout pour arriver à Azereix samedi et rejoindre nos amis d'UMEN, d'Oxsitis et de Chamina Voyages.

Au relais !

Depuis le début de l'aventure, avez-vous subi des dommages matériels ?

Non, rien pour le moment ! Nous avons des pièces de rechange pour les vélos, mais on espère ne pas avoir à s'en servir, car ça serait synonyme de grosse perte de temps...

Vous prenez la route du Puy demain, qu'est ce que cela va changer ?

Nous allons rencontrer d'autres pèlerins ! Ça a déjà commencé ce soir au gîte de Cahors, où nous étions 12 pèlerins à table ce soir.

 

 

 

Le Défi
Etape 5 : « Spiritualité »

 

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