Le chemin de Genève nous offre, sur les sommets de la traversée, une vue et un panorama magnifique sur un horizon dessiné par les cimes alpines et les montagnes douces du Massif central. Outre la beauté des paysages que l’on découvre au cours des randonnées, ce chemin jacquaire est ponctué de curiosités touristiques et culturelles restant dans l’esprit du pèlerinage.

Didier, responsable production des chemins de Saint Jacques de Compostelle, et son assistante Carole sont partis à la rencontre des hébergeurs et ont arpenté le chemin de Genève. Entre rencontre des futurs partenaires et repérage de l’itinéraire en VTT, la soirée étape dans une chambre d’hôtes ou un hôtel était l’occasion d’échanger avec les locaux et de tester la prestation.

 


De Genève à St Genix-sur-Guiers : traversée aux allures alpines

Carole : « Nous quittons tout d'abord les environs du lac Léman pour prendre un peu d'altitude au col du Mont Sion. On laisse ensuite rapidement les balcons du lac et les panoramas sur le Mont-Blanc pour retrouver, peu après, le Rhône qui guide alors nos pas en direction du Sud. Enfin, au pied de la Dent du Chat, la traversée du vignoble de Savoie constitue une étape importante avant l'ascension du Mont Tournier et l'arrivée dans la jolie bourgade de St Genix-sur-Guiers connue pour sa célèbre brioche aux pralines. »


De St Genix-sur-Guiers à St Clair-du-Rhône : traversée en plaine


Carole :

« Cette fois-ci, je pars seule, avec pour seul compagnon mon vélo. Ce travail de terrain me donne l’opportunité de me sentir totalement autonome dans la conception de ce circuit. Le temps m’est compté, je dois recueillir un maximum d’informations sur les possibilités d’hébergements le long de l’itinéraire puis aller à la rencontre des hébergeurs potentiels.La disponibilité de chacun fait parfois varier mon programme, c’est alors qu’il faut jongler entre le travail de commercial et de terrain. Incarner toutes les facettes du métier de chef de produit reste très plaisant lorsqu’on apprécie l’ambivalence de l’activité.

Changement de département et de paysages : on passe de la Savoie à l'Isère. Le relief des pré-alpes se fait encore sentir et c'est bien après le lac de Paladru que l'on redescend autour des 400 m d'altitude et d'où nous débutons une traversée des vastes plaines dauphinoises et du Roussillonnais jusqu'à la vallée du Rhône. Le chemin alterne entre plaines et collines. Je passe la soirée et la nuit dans une ancienne maison dauphinoise construite en pisé et en galets, accueillie par ses hôtes en famille. Traversant peu d'espaces boisés, nous bénéficions d'une ouverture et d'une vision lointaine sur l'horizon. Le massif alpin paraît tout proche et par temps clair, on peut apercevoir au Sud les massifs de la Chartreuse et du Vercors. A la fin du parcours, au-delà du Rhône, les reliefs du Parc Naturel Régional du Pilat se dessinent peu à peu. »


De St Clair-du-Rhône au Puy-en-Velay :


Carole :

« Avant de rejoindre la Route du Puy-en-Velay, cette dernière étape du Chemin de Genève traverse le Parc Naturel du Pilat et la Haute-Loire. Nous quittons les plaines et campagnes de la vallée du Rhône pour monter en altitude jusqu'à 1000 m au col du Tracol. Notre dernière rencontre se fit chez un ancien prêtre, offrant l’hospitalité à ses convives dans ses chambres d’hôtes. Autour d’un dîner composé uniquement de produits du jardin et de producteurs locaux, la soirée fut riche en anecdotes et bien trop courte, puisque la fatigue nous a vite rattrapés.

Le lendemain, nous reprenons l’itinéraire jusqu’à l’étape suivante. Des coteaux de vignes, nous cheminons au milieu de sapinières. En basculant vers « Le midi de l’Auvergne », les paysages sont caractérisés par des forêts de résineux, de douces collines et de hauts plateaux. Les traces d'un passé volcanique apparaissent peu à peu : avant l’arrivée au Puy, les sucs volcaniques (ou pitons) composent le paysage du Velay oriental. »

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